Le complotisme et moi, et moi et moi…

Hier, j’ai repondu a un post sur le 9/11, par rapport a une video (qu’il faudrait que je voie en entier) intéressante, mais dont la bande annonce semble appuyer sur les travers et la dangerosité du complotisme.

Je vais casser immédiatement la réponse que vous pourriez me faire: Certes, appuyer tout et n’importe quelle thèse et la défendre tel un fanatique est quelque chose de glissant. Ne serait ce que parce que les extrêmes se servent du complotisme et de la paranoia pour vous faire remettre en question le pouvoir et pour garder le pouvoir par la propagande.

Une fois cela acté, quel pourrait donc être le point de friction? Comme dirait Paul: “i’m glad you fucking asked jean pierre!”

En fait il vient dans la facilité qu’on a de mettre une catégorie de personne variée et différentes dans un même sac.

Pour moi accepter les dires du pouvoir – surtout le pouvoir actuel corrompu et et téléguidé par les intérêts des puissances économiques de la planète (et je ne parle pas de pays), qui ont tout sauf des intérêts pacifistes – est aussi dangereux que de faire le jeu des extrêmes en criant au complot à chaque fait politico-humano-militaro-écnomique.

Certes les extrêmes surfent sur la profusion de complots tous plus ahurissants les uns que les autres, pour arriver à la mise en place de leur système dictatorial.

Mais à l’inverse, en stigmatisant toutes les theories complotistes et autres remises en question de faits comme égales, on étouffe ceux qui pourraient se rapprocher d’une vérité parmis tous les illuminés, et cela sert un autre type de pouvoir dictatorial, vers lequel le monde et nos pays “démocratiques” glissent tout doucement mais sûrement, avec l’endormissement des populations: le monde de 1984.

il y a 25 30 ans ce n’était pas mal vu de remettre en question le déroulement et les raisons de l’assassinat de JFK. je pense qu’aujourd’hui, autant de zones d’ombres entourent 9/11 que JFK. Et je penses que parmis tous les gens qui cherchent à remplir ces zones d’ombres, il y a aussi des gens qui réfléchissent, ont une conscience, une humanité, des connaissances techniques ou geopolitiques, et qu’ils peuvent peut être – a defaut de reboucher les zones d’ombres – nous faire poser les bonnes questions.

Donc les personnes qui remettent en question, ne les mettez pas dans le même panier, ne les stigmatisez pas avec le reste des complotistes extremes, car on aura besoin de leur regard critique, et de plus en plus.

Les mettre dans le même panier que tous les complotistes c’est risquer d’enfermer leur liberté de penser dans un dogme sociétal que nous allons créer et faire peser sur leurs épaules, et au final, avec la disparition de ces voix qui s’élèvent, nous n’aurons plus qu’a croire la voix officielle, même si elle n’est déjà plus la vérité…

 

 

Voila, mon point de vue à 2 balles (j’ai même fait un strip pour ça!)

#pasunvotedadhesion

#pasunvotedadhesion

Voilà, ça y est, j’ai fait mon “devoir” (même si je ne crois plus trop à ce sens du mot devoir): j’ai voté!

J’ai beaucoup hésité ces deux longues semaines, et malgré la chasse aux sorcières contre les indécis, les propos véhéments et parfois déplacé contre les “ni-ni”, je suis de nouveau tombé dans le panneau d’un vote contre, comme les 3 présidentielles précédentes, sauf que cela fait beaucoup plus mal à sa démocratie lorsque l’on se rend compte de ce que l’on fait!

Donc, non, mon vote pour Emmanuel Macron n’est pas un vote d’adhésion, c’est la résultante d’un choix “iliadesque” entre Charybde et Scylla, le pire et le moins pire:

Le choix entre le parti de la haine, honte à la fraternité et à l’humanité, représentants des plus vils instinct animaux (encore que les animaux sont bien moins vils que les êtres humains), d’un diktat et d’un fascisme haineux du genre humain – et le représentant de la caste ploutocratique qui mène les gouvernements à la baguette, les force à suivre des directives, ou le peuple n’est plus qu’un tas de pions sur un échiquier, car les élus ne sont plus que des prestataires de service des intérêts financiers, en clair un fascisme moins haineux, plus dilué, mais un diktat économique tout de même ou les seuls intérêts que cette caste servira sera ses propres intérêts, laissant sur le bord de la route de plus en plus d’honnêtes gens, travailleurs, entrepreneurs, qui, parce que plus pauvre que les autres, seront la cible de la haine d’une société orchestrée par l’argent.

Alors oui, veuillez m’excuser d’avoir été un “ni-ni” et de n’avoir souhaité pour mes enfants et ma planète ni l’un ni l’autre. (ndlr j’ai beaucoup aimé l’article du Monde Diplomatique au sujet de cette “prise d’otage“, c’est assez rare que je lise le Monde) Cela ne fait pas de moi quelqu’un qui respecte moins la démocratie que tout ceux qui ont appelé au barrage à la première seconde suivant les résultats du premier tour. Cela fait par contre de moi quelqu’un qui se pose plus de question sur le sens de notre monde et de la démocratie et le fait – sans conteste – que le sens premier de ce mot nous a été volé.

 

Donc je vous remercierait juste, dans votre diatribe pour dire au gens qu’il faut aller voter de ne pas minimiser la lourdeur du choix du vote barrage contre le parti de la haine, car ce n’est pas comme cela que vous ferez voter les gens qui ne veulent pas se prononcer ou ne souhaitent pas voter pour un mal moins pire que l’autre.

Mais au moins pour la première fois depuis 3 élections présidentielles, j’ai vôté “pour” au premier tour. Je n’aurais pas voté pour un homme, mais pour un programme, mon intérêt est clair, et sûrement très égoïste:

  1. L’écologie pour que mes enfants aient une terre ou vivre plutôt que de l’argent.
  2. La constitution écrite et modifiable par le peuple pour redéfinir les règles de ce jeu de dupes ou l’on est in fine le dindon de la farce.
  3. Que la france ne soit l’ennemi, ni le valet de quiconque, et qu’elle prenne la place et les actions nécessaire pour cesser les actions militaires – y compris les siennes – ne visant qu’à nourrir les multinationales de matières premières à bas prix en réduisant a l’esclavage des populations entières.

Et je serais là pour continuer à défendre ces idées!

Pourquoi je voterais pour un avenir en commun…

Cette élection présidentielle en France arrive après une élection Américaine qui a beaucoup mobilisé et fait parler, partout dans le monde. J’ai beaucoup appris et discuté autour de moi ces dernières années, mais surtout débattu ces derniers mois avec mon entourage. Ce qui ressort pour moi de ces derniers mois est un constat assez simple:

L’écologie ne devrait pas être un parti ou une politique mais devrait faire partie intégrante de toutes les décisions individuelles, d’entreprises, et de l’état.

Alors que cela fait des années qu’on nous en demande toujours plus pour nous donner toujours moins alors qu’un petit nombre se gave sur notre dos, il faut aller chercher l’argent la ou il est et forcer les plus riche à augmenter les moyens des plus pauvres.

La solidarité. Certes les impôts ça fait toujours suer de donner de l’argent, surtout quand un petit nombre l’esquive parce qu’ils ont les moyens de l’esquiver. Mais avoir en face la réalité du manque d’aide dans d’autre pays me conforte dans l’idée que même si cela me prend de l’argent, j’en aurais besoins un jour, c’est le pot commun.

La constitution qui a échappé au peuple, ce peuple qu’on abrutit sans cesse et qu’on dit incapable de prendre des décisions politique. Traitez votre peuple comme des enfants non instruits, il réagira comme tel, mais vous seriez étonné si vous le traitez en adulte responsable et engagé. Le peuple doit écrire la constitution, car ce texte est l’unique garde fou d’une démocratie “représentative”!

Les partis sont des machines néfastes qui nuisent à leurs propres candidats et qui sont, avant tout pour leur propre survie, avant le bien être du peuple. Les intérêts financiers des partis et leurs mécènes transforment leurs candidats en simples “prestataires de service” du monde de la finance et des multinationales. Les institutions européennes nuisent à une Europe sociale et démocratique, devant ce constat, soit on la réforme, soit on la quitte.

Fort de tout ces constats, je ne peux me tourner que vers le programme de Jean-Luc Mélenchon, et non l’homme, même si j’apprécie le côté “VRAI” du personnage et son franc parler, sans langue de bois – car il fait lui aussi parti des anciens “dinosaures” de la vie politique Française. Son programme (et il a l’avantage d’être imprimé et pas modifiable comme celui d’autre candidats) ce n’est pas lui, c’est un mouvement, un mouvement qui rassemble des foules, qui parle aux gens, un mouvement qui vit sans directives de l’homme qui le représente, un mouvement libre, citoyen et fort!

Par contre pour ceux qui – comme dans ma famille – pensent que donner un vote a des candidats qui vont augmenter les dépenses c’est tuer l’économie du pays, je leur dit que si je dois choisir entre tuer l’economie et la planète, je choisis sans sourciller le risque de tuer l’économie. Meme avec des difficultés financieres on a la planete pour nous faire vivre, alors que sans planète, meme si t’as pleins d’argent, actuellement t’en aura jamais assez pour survivre!

J’ai des amis de toutes origines, de toute religion, de tout bord politique, et de tout niveau social, on est pas toujours d’accord, on pense pas tous pareils, et pourtant j’ai envie d’y croire à cet “AVENIR EN COMMUN”, car c’est aujourd’hui le dernier acte politique qui me fasse un peu rêver…

Si malheureusement ce rêve échoue, il n’y aura pour ma part, comme pour beaucoup d’autre, que vote blanc, abstention ou révolte…