Stranger (비밀의 숲 – Secret Forest)

Parfois, on trouve quelques avantage à avoir accès à Netflix. Lors d’un week end en mode feignasse absolue, on peut tomber, au hazard d’une navigation totalement impratique dans leur base de donnée de films et série, sur une des petites gemmes de leur catalogue.

Stranger (aka Secret Forest en traduction littérale du titre), en est une, des plus précieuses. Cette série m’a passionné et m’a tenu en haleine du premier au dernier épisode. Pour être totalement honnête avec vous, comme me l’a fait remarquer un amis qui, lui, n’a pas accroché, il faut ne pas avoir de problème avec les intrigues qui avancent lentement. La série étant composé de 16 épisodes d’une heure, il faut comprendre qu’il y a un certain nombre d’épisodes qui servent à introduire l’histoire. Ceci dit, je n’ai pour ma part pas été ennuyé par cette mise en place un peu longue.

 

L’histoire suit un procureur un peu hors norme, Hwang Si Mok.

Étant enfant, il subissait des troubles du comportements lui causant des réactions excessives à des situations courantes de la vie, ce qui lui a valut d’être rejeté de tous, y compris de ses parents. Un jour, il a subit une opération qui a constitué dans l’ablation d’une partie du cerveau, la partie qui gère nos émotions. Le jeune Si Mok se retrouve donc sans émotions, sans désir, sans envie.

 

Des années plus tard il est un procureur compétant mais froid, ce qui lui vaut d’être toujours raillé par ses collègues qui ne comprennent et n’acceptent pas son comportement.

Alors que Si Mok enquête sur les possibles corruptions dans lesquelles aurait trempé son supérieur direct, il se retrouve témoins d’un meurtre. Suite aux erreurs interne, il décidera de prendre l’affaire, qui ne fait que renforcer ses soupçons sur la corruption de son Chef, Lee Chang Joon. Dans cette affaire, il se retrouvera à travailler avec Han Yeo-Jin, inspectrice sur-expressive de la criminelle qui amène un contraste de personnalité absolument délectable entre eux.

Il y a beaucoup d’autres personnages importants et intéressant, dont Jang Gun, le partenaire de l’inspectrice (joué par l’acteur qui a joué le tueur dans le drama « Achiara’s secret»), Young Eun Soo, la jeune procureur qui admire Si Mok et serait prête à tout pour laver la disgrâce qu’a subit son père quelques années plus tôt.

Du point de vue très froid de Si Mok, en avançant dans les épisodes, on en arrive à suspecter tour à tour tous les protagonistes, la paranoia s’installe en nous comme rarement dans des séries.

Série d’actualité et universelle, ce polar politico-judiciaire nous rappelle que trop souvent l’argent corrompt – bien plus encore que le pouvoir – et que très peu sont ceux qui arrivent à s’extirper de la tornade de déshumanisation et d’addiction que crée le pouvoir de l’argent. Une série gigantesque, réaliste, humaine, poignante, et qui vous tiendra en haleine jusqu’au dernier épisode.

Sur le chemin de l’aéroport – On the Way to the airport – 공항 가는 길

Aujourd’hui j’aimerais vous parler d’un drama Coréen, en cours de diffusion et qui me touche beaucoup. “Sur le Chemin de l’aéroport”. Pour une fois ce n’est pas un drama recommandé par ma conseillère préférée en Kdrama (qui se reconnaitra ^^), mais on me l’a fait découvert récemment sur viki.com avec les sous titres anglais et français (la classe!)

airp3-e1473012753537Seo Do Woo rencontre Choi Soo Ah

Le sujet en lui même n’est pas des plus original, même si en Corée du Sud les histoires d’adultères entre couples mariés – qui plus est avec des enfants – sont plutôt encore assez mal vu dans la société.

Pourtant malgré ce regard très accusateur de la société, sur le début du drama, j’ai pu voir une justesse dans les situation et une bienveillance dans la mise en scène et le regard de la relation, comme si elle avait été volontairement voulut par l’auteur ou le réalisateur.

Il est rare de voir un tel sujet traité avec justesse. Les émotions sont tellement fortes et intimes que souvent c’est traité soit avec un certain détachement, soit par une explosion de sentiment sur un court laps de temps. Ici, on tombe très vite sous le charme de ces deux trentenaires, approchant de leurs quarantaine, qui dans une période très compliquée de leurs couples respectifs, se retrouvent à s’apporter support dont l’un et l’autre manque cruellement à cet instant de leur vie. L’un doit faire face à une femme qui se coupe de tout sentiment pour se perdre dans la passion de son travail, l’autre doit supporter de n’être plus qu’un des “meubles” de la maison de son mari, juste bonne à suivre ses choix unilatéraux.

on-the-way-to-the-airport-poster3Kim Hye-Won / Seo Do-Woo / Choi Soo-Ah / Park Jin-Suk / Song Mi-Jin

Le plus triste dans ce drama, c’est que l’on voit les couples se perdre après une longue dérive (les problèmes de chaque couples sont ancrés dans le décor dès le début de la série et ne sont pas nouveaux), on les voit sombrer, que ce soit petit à petit sans s’en rendre compte car on se voile la face, ou de manière plus brutale avec des remises en questions.

Si je devais remettre en cause une chose dans ce drama c’est le côté trop lisse du personnage masulin principal, Seo Do-Woo qui semble trop parfait. Il est humain, fais des choix et les assume, et il arrive toujours à dire des choses justes sans pour autant contenir ses propos. Il dit et vit, comme il pense et sent.

Heureusement, en contrepartie, le personnage féminin principal, Choi Soo-Ah, est beaucoup plus terre à terre et outre le mal qu’elle éprouve à accepter l’enlisement de sa famille, et la mort de son couple, elle remet sans cesse en questions ses choix avant de se fixer un cap.

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L’affiche de la série

Je pense que le plus étonnant dans ce drama c’est son universalité, son ouverture d’esprit et sa modernité. Quand on connait le point de vue en Corée du Sud sur le divorce, les familles recomposées et les relations extraconjuguales, on ne peut apprécier cette série avec le même regard d’européen décomplexé du divorce. Il y a toute une dimension d’interdit, d’inconvenanle de jugements et regards de la société, et de non dits qui pourraient peser sur la série. Malgré tout, l’auteur a eu le parti pris de ne pas s’attarder pour cela. Les amis prônent le “penser à soi” et même les grand mères restent très compréhensives et ouvertes.

“Pensez à vous, à votre vie, vivez pleinement, et faites vos choix avec votre coeur!”

Bref, “Sur le Chemin de l’aéroport” est un joli Drama à mettre devant tout les yeux 🙂


La bande annonce de la série, toute en douceur…

Pinnochio (피노키오 – Pinokio)

Une fois n’est pas coutume, et une fois de plus grâce aux conseils avisés de Littlesa que je remercie, je vais vous parler d’une série télévisée Coréen (communément désigné comme un KDrama) dont le titre est Pinnochio. J’en aurais sûrement d’autres sur lesquels je reviendrais, car celui là n’est pas mon petit chouchou du genre, mais c’est une très bonne série, et un cas d’école.

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L’histoire commence par le drame épouvantable d’une famille détruite par l’acharnement médiatique. Un père chef pompier calomnié pour une faute, la famille rejetée par tout le voisinage et pointée du doigt partout dans le pays, un grand frère qui tente désespérément de faire éclater la vérité et une mère décidant de mettre fin à ses jours avec son jeune fils, Ki Ha-myung. La base de toute cet acharnement médiatique reposant sur le témoignage d’un témoins atteind du syndrôme (fictif) de pinnochio (il lui est impossible de mentir sans avoir le hoquet).

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Ha-myung échappe à la noyade et est recueillit par un viel homme vivant sur une des îles côtières. Ce dernier, au bord de la démence, adoptera le garçon pensant que c’est son fils aîné, perdu il y a 40 ans en mer, qui lui est rendu. L’enfant ne dévoilera rien de son passé et se laissera élever dans ce mensonge auquel il adhère pour le bien de son père adoptif. Ils seront rejoint par son fils cadet et sa petite fille,Choi In-ha, atteinte elle aussi du syndrôme de pinnochio, qui n’est autre que la fille de la journaliste à l’origine des calomnies ayant conduit au malheur de Ha-myung.

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Ha-myung va grandir aux côtés de In-ha entre l’amour qu’il lui porte et la haine qu’il a envers sa mère, se sacrifiant tout de même pour elle dans ses études, jusqu’au jour ou, suite aux échecs successifs d’In-ha de devenir journaliste à cause du syndrome de pinnochio, ils vont décider de devenir journalistes ensemble! Ha-myung est décidé à mener une bataille contre la mère de In-ha sur son propre terrain, afin de mieux comprendre comment les journalistes peuvent façonner l’actualité selon leur bon vouloir.

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L’arrivée dans le métier de journaliste sera éprouvante pour les deux, travaillant pour des chaines concurrentes, In-ha découvrant petit à petit le véritable visage de sa mère qu’elle idolâtrait tant, et Ha-myung découvrant la folie vangeresse de son frère, Ho-sang, voulant faire payer les responsables de la calomnie qui conduisit leur famille à la destruction.

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La série est vraiment un excellent décryptage des travers du monde journalistiques, ou la finance, les conseils d’administration, la popularité, l’impact et la transformation des faits pour chercher l’image et le discours qui attirera le plus l’attention des téléspectateurs, prennent plus d’importance que la véracité des faits qui sont rapportés. Je penses que quelle que soit notre nationalité, Pinnochio est un drama qui nous parle, car c’est aussi ce que nous vivons tout les jours, assénés sous les informations qui sont mal vérifiées, mal préparées, ou transformées au gré des journalistes et des chaines. Le jeu des acteurs est juste, la série est bien réalisée, et il y a dans les KDrama ce je ne sais quoi d’émotion et d’expression en plus, qui en fait un peu les latins de l’asie du nord, ce qui n’est pas pour nous déplaire dans nos contrées latines!

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Vous pouvez visionner gratuitement tout pleins de KDrama (et autres) via le site ou l’app Viki (Merci à Soojin pour m’avoir fait découvrir ce site!) ou Dramafever, et vous trouverez ici le lien vers le premier épisode de Pinnochio sur Viki. Bon visionnage!